Cercles d'Initiative Citoyenne pour le Changement

 

 

Ensemble, rien ne nous sera impossible!

 

Appel à la mobilisation pacifique pour le changement

Dr Ahmed Benbitour

Octobre 2009

 

Le projet politique de changement proposé, refuse le recours suicidaire au fatalisme. Il s’attelle à construire avec patience et détermination, une alternative digne de notre pays et à la mesure des efforts consentis par notre peuple. Il démontrera qu’un changement pacifique du régime est possible.

Lorsque la prise de conscience de l’inéluctabilité du changement est effective chez la majorité des citoyens, il devient plus facile de travailler à la mise en place des instruments efficaces pour prévenir un changement chaotique et ainsi éviter de le subir avec toutes les fortes probabilités de dérapages et de dérives dangereuses.

 

La mobilisation pour le changement aura un impact décisif sur la mentalité collective de toutes les franges de la population. Cette question de la mentalité collective est le point nodal de notre stratégie pour le changement. Parce que si on se limite à l’impact sur la mentalité individuelle, les désillusions et le manque de certitudes quant à la faisabilité du changement augmentent les risques de dérapages incontrôlables. C’est d’ailleurs pour cela que nous inscrivons notre action dans le temps en dehors de tout agenda du pouvoir. Nous utiliserons les instruments des nouvelles technologies de l’informatique et des communications pour permettre aux gens de travailler au changement, calmement, selon leur propre rythme et en toute sécurité.


C’est vrai que le clientélisme développé par le régime, a réduit les préoccupations de la majorité des Algériens à des problèmes personnels : trouver un logement, s’assurer d’un travail stable, s’en sortir malgré l’appauvrissement général et l’instabilité, en somme que chacun se débrouille « SALLAK RASSEK ». Mais cette perte de confiance en nos institutions et en l’avenir n’est pas une fatalité. Il est permis de croire fermement que nous pouvons renverser la tendance en nous mobilisant suffisamment. La flamme n’est pas éteinte, mais a simplement perdu de son éclat. Au fond de nous, subsiste une étincelle qui doit devenir un rayon lumineux pour notre avenir. Retrouvons la foi en nous, en nos capacités, en notre valeur et en notre avenir. Le succès est assuré.

 

Aujourd’hui, il y a une nécessité urgente et impérative pour une large compréhension et une large adhésion de la jeunesse à la stratégie du changement.

 

Il faut commencer par un processus de dialogue efficace, incluant la coopération et la communication avec tous les secteurs de la société civile. D’où l’intérêt pour le lancement de Cercles d’Initiatives Citoyennes pour le Changement que je propose dans le projet pour sauver la Nation Algérienne.


L’objectif de cette nouvelle politique de communication est d’améliorer la perception de la population par rapport au programme de passage d’un Etat prédateur à un Etat protecteur et développeur.

Alors, il sera possible d’obtenir l’adhésion nécessaire à l’implantation du changement, sans obstacle, sans retard, sans exclusion, sans jugement de valeurs et sans esprit de vengeance contre qui que ce soit.


Le peuple algérien a de nouveau rendez-vous avec son histoire. Il veut inaugurer avec l’ensemble des compétences une nouvelle ère. Une ère de ses valeurs retrouvées, de confiance dans la capacité de notre économie, de liberté, de paix, de travail, de savoir, de respect, de tolérance, de solidarité, de créativité, l’ère de la nouvelle Algérie, celle des idées.

Les ressources existent, les compétences nationales sont prêtes à les transformer en programmes avec les capacités pour les mettre en œuvre.

 

Alors, engageons nous, tous ensemble, la main dans la main, pour la construction d’une Algérie gagnante, tournée vers l’avenir, une Algérie de paix et de progrès, une Algérie accueillante pour tous ses enfants et pour tous ses hôtes étrangers, et non pas une Algérie perpétuellement prisonnière du statu quo qui certes profite à certains mais fait le malheur du plus grand nombre.

C’est le moment de penser à nos enfants ! De quelle Algérie vont-ils hériter ?

Aujourd’hui, nous ne pouvons plus continuer à vivre d’espoirs sans cesse reportés. La reprise en mains de notre destin ne peut être différée plus longtemps.


Un changement dans le calme et la sérénité nécessite un nouvel engagement des élites et des laissés pour compte.

Les élites doivent s’engager, aujourd’hui, avec nos ressources, avec nos compétences nationales, avec nos capacités pour élaborer la nouvelle vision et mettre en œuvre les programmes de développement dignes de ce nom pour réaliser ce rêve.

Pour que cela ne soit pas qu’un simple rêve, mais une réalité à portée de nos mains, c’est aujourd’hui qu’il faut nous engager et manifester notre volonté de changement, c’est aujourd’hui qu’il faut juguler la catastrophe qui s’annonce et qui menace d’emporter notre pays dans une nouvelle spirale de violence suicidaire.

 

Les marginalisés doivent s’armer de patience pour comprendre que les émeutes ne servent personne et entravent la marche vers un changement positif. Ils doivent changer le mode d’expression de leur mécontentement par toute forme d’actions politiques, sauf l’émeute et la destruction. Ils doivent répondre à l’arrogance des gouvernants par la lucidité d’une jeunesse qui croit dans son avenir et dans les capacités de son pays.

 

Ayons simplement le courage de nos rêves, et ayons foi en nous-mêmes.

 

Ceci dit et bien intériorisé que faut-il faire pour préparer, réaliser et réussir le changement dans un contexte aussi hostile ?

 

En réalité le problème de départ, c’est la définition d’un processus de réformes qui assurent le changement. La séquence idéale c’est de commencer par l’Etat de droit et suivre, au fur et à mesure, par des élections libres. Autrement dit, commencer par assurer les droits de l’homme avec la possibilité d’inclusion des citoyens.

Mais ce scénario n’est valable que si nous étions face à une citoyenneté bien assumée par la population, une société civile consciente des bienfaits du changement, des institutions étatiques performantes, les groupes qui dominent le pouvoir engagés dans le changement et l’environnement international favorable.

 

La majorité de la population est fataliste ; elle a développé des capacités d’adaptation à la détérioration de sa situation, des capacités de débrouille. Donc le véritable problème est l’état moral et psychologique de la société ; il y a peu de possibilité de libérer les initiatives.

D’où la question : quelles sont les conditions pour créer une société plus agile, capable d’initiatives envers le changement ?

 

La réponse, c’est la démocratisation par la jeune génération mieux éduquée. C’est le degré de formation des jeunes plus que l’espoir d’une forte croissance économique qui mobilise. Ce sont l’ensemble des forces favorables au changement, les jeunes, les femmes et les médias qui peuvent créer la mobilisation face à l’autoritarisme du régime.


Les groupes qui dominent le pouvoir se nourrissent de la prédation relevant des exportations d’hydrocarbures sous forme d’accumulation de devises à travers les programmes d’importations et d’accumulation de dinars à travers les dépenses d’équipements du budget de l’Etat ainsi que les prêts bancaires. Ce sont donc ceux qui profitent de la corruption du pouvoir (autoritarisme et patrimonialisme) et ceux qui profitent de la corruption de l’argent (rente et prédation).

En effet, l’Etat algérien se caractérise par l’autoritarisme et le patrimonialisme dans l’exercice du pouvoir et par la rente et la prédation dans l’allocation des ressources.

 

Or le totalitarisme et le patrimonialisme mènent vers la corruption du pouvoir, alors que la rente et la prédation mènent vers la corruption de l’argent.

 

La présence, en même temps, de la corruption du pouvoir et de la corruption de l’argent, ouvre la voie à la corruption généralisée de l’ensemble des composantes du régime.

La corruption généralisée du régime débouche sur un Etat défaillant.

Lorsque l’Etat défaillant fait face à l’expression de mécontentements par des émeutes, il dérive vers un Etat déliquescent compte tenu de la faiblesse sinon l’absence de la puissance régalienne de l’administration.

Enfin l’Etat déliquescent et l’absence de morale collective, engendrent une forte probabilité de toutes sortes de dérives : embrasements majeurs, effondrement des institutions, désarroi de la jeunesse, violences et souffrances de toutes sortes.

 

De son côté, l’environnement international n’est pas favorable au changement et pousse plus vers le pessimisme en adoptant une attitude conciliante avec la démocratie de façade.

La démocratie de façade, c’est l’autocratie qui cherche à plaire aux puissances internationales pour se donner une « légitimité » auprès d’elles, pas auprès de son peuple.

Les tenants du pouvoir doivent se convaincre que s’il y a révolte, il faut éviter la répression. Ils doivent accepter de perdre de leur pouvoir. Malheureusement, le changement ne s’opère pas dans les têtes des gens qui sont au pouvoir.

 

Cependant un système qui n’est pas disposé à apprendre est appelé à disparaître. Le régime totalitaire court à son effondrement et son autodestruction.

Donc le contrôle autoritaire ne sera pas capable de tenir longtemps. Alors, le régime en place cherche à utiliser la force en cas de violence et c’est la manifestation paisible des revendications pour le changement qui enlève au pouvoir le justificatif pour utiliser la force.


Ces explications sur la balance entre des intérêts de court terme volatiles et des intérêts stratégiques à long terme étant données, il est utile de considérer que notre engagement vers le changement n’attend rien de l’environnement internationale ni des introduits à l’intérieur du système. Il s’agit juste d’annoncer clairement que cette stratégie de changement n’exclut personne a priori. Lors de l’engagement dans le changement nous développerons une capacité d’autonomie totale.

 

Alors engageons nous ensemble pour le succès du projet proposé pour sauver la Nation Algérienne !

__________________________________________________________________________________

 

 

 

Qu’est-ce qu’un Cercle d’Initiative Citoyenne pour le Changement ?

Dr Ahmed Benbitour

Octobre 2009

 

Les cercles d’initiative citoyenne pour le changement sont des espaces de dialogue, de réflexion et d’initiatives œuvrant pacifiquement à une transformation profonde et de long terme du système de gouvernance.

Lire

 

 

Le coin de la Presse:

 

Dr Ahmed Benbitour


Sujet : les effets des réformes politiques sur la stabilité et le développement économiques.

 

Lire

 

Comment créer un Cercle d’initiative citoyenne pour le changement ?

 

Dr Ahmed Benbitour


Sujet : les effets des réformes politiques sur la stabilité et le développement économiques.

 

Lire

 

 

___________________________

Les instruments du changement

Dr Ahmed Benbitour

Les facteurs du changement peuvent se résumer en cinq instruments.

 

Lire

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

fb