Cercles d'Initiative Citoyenne pour le Changement

 

 

Ensemble, rien ne nous sera impossible!

 

Le coin de la Presse:

 

Par Dr Ahmed Benbitour


Sujet : les effets des réformes politiques sur la stabilité et le développement économiques.

Q1 : Les réformes politiques doivent-ils devancer les réformes économiques ?


R1 : En fait, il s’agit de la relation entre système de gouvernance, démocratie et développement.


La relation entre démocratie, système de gouvernance et développement s’est caractérisée à travers les expériences des différents pays par trois modèles :

  • L’autoritarisme et la forte intervention du gouvernement, du moins au moment du démarrage du processus de développement, mais cet interventionnisme a été capable de rester en harmonie avec les valeurs et les croyances de la société. De même qu’il a été capable de construire un Etat adéquat. Ce fut le cas en Allemagne, au Japon et en Corée du Sud.

  • La démocratie et l’absence d’interventionnisme gouvernemental dans le cas des Etats-Unis d’Amérique, de la Grande Bretagne et des pays Nordiques.

  • Dans les pays en développement c’est l’autoritarisme, mais il y a la rente et les conditions historiques qui fournissent une partie importante de l’explication des échecs répétés. En particulier, la place d’un Etat omniprésent et inadéquat dans les affaires économiques.

Aujourd’hui ce débat est dépassé puisque la démocratie et la bonne gouvernance sont considérées comme un moyen et une finalité du développement.


Si nous portons notre attention sur les pays en développement, nous constatons que, durant les 30 dernières années la majorité des gouvernants de ces pays ont déclaré, être engagés dans deux types de réformes : les réformes politiques pour le passage de l’autoritarisme à la démocratie et les réformes économiques pour passer de l’économie administrée vers l’économie de marché.

Le résultat est :

  • des hésitations dans les réformes politiques et l’instauration de la bonne gouvernance : un pas en avant, deux pas en arrière,

  • un succès dans la stabilisation macroéconomique mais un échec dans la relance économique, une panne totale des réformes dans le secteur réel.


Q2 : Est-ce un problème de séquentialité ?


R2 : Je vais répondre par quelques observations :


  • quatre, parmi les économies qui ont enregistré les plus forts taux de croissance économique durant les 30 dernières années (Corée du Sud, Taiwan, Singapour, Hong Kong) ont une chose en commun au départ de leur croissance économique : c’étaient des gouvernements non démocratiques.

  • Au même moment des pays avec des gouvernements démocratiques stables, tel l’Inde, ont réalisé de faible taux de croissance. Cela va beaucoup mieux aujourd’hui.

  • Le cas des pays de l’Europe de l’Est et de l’ex URSS, suggère que parce que la démocratie est arrivée avant les réformes économiques, elle a rendu plus difficile aux gouvernements élus d’imposer les nouvelles politiques économiques.

  • En même temps la Chine qui s’appuie sur un régime autoritaire, s’est rapidement orientée vers l’économie de marché et réalise de très forts taux de croissance économique.

  • Mais si la dictature engendrait la prospérité et le développement, beaucoup de pays d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine auraient enregistré de forts taux de croissance économique dans les années ‘1960 à ‘1990.

  • Certains régimes autoritaires ont été capables d’implanter la bonne gouvernance (Singapour) alors que des démocraties (Argentine) ont été incapables de le faire.

C’est seulement un genre bien défini de régime totalitaire qui a été capable de promouvoir la croissance économique.

C’est un régime totalitaire qui

  • s’engage vers l’économie de marché,

  • protège le droit de propriété,

  • instaure la bonne gouvernance,

  • est capable de s’adapter à l’environnement international ;

  • est capable de rester en harmonie avec les valeurs et les croyances de la société sur le plan culturel,

  • est capable de construire un Etat adéquat.


En réalité, il n’y a pas que le type de régime politique qui compte, d’autres facteurs entrent en jeux. Nous pouvons citer :

  • la qualité des institutions : bureaucratie efficace ? Systèmes de partis politiques fragmenté ou polarisé ?

  • le leadership,

  • le niveau de crise, au départ,

  • le pouvoir des intérêts organisés,

  • le contexte international,

  • le poids du pays sur le plan international,

  • Mais plus que tout : la rente et l’étendue de la corruption !

Q3 : Est-il possible de transformer un régime totalitaire en régime démocratique, sans passer par une période de transition ? Ou encore, pour réaliser la démocratie peut on faire l’économie de la libéralisation politique ?


R3 : La démocratie repose sur les règles, les institutions et les pratiques politiques à travers lesquels les votants, régulièrement et constitutionnellement, remplacent ou modifient le leadership par l’exercice de représentation politique.


Mais la démocratie doit se méfier du leurre de l’électoralisme.

L’électoralisme permet d’exclure une partie importante du peuple puisque la majorité est atteinte après un scrutin à 50,01%

L’électoralisme peut offrir le pouvoir à des partis politiques non démocrates !

L’électoralisme peut offrir le pouvoir à des tyrans populistes, en ralliant le suffrage par la propagande et d’autres formes de racisme et d’intolérance.


La libéralisation politique, par contraste en rapport à l’électoralisme, s’adresse à la promotion d’un débat plus libre, la compétition à travers les médias, la société civile et les partis politiques.

C’est une condition nécessaire, mais loin d’être suffisante pour la démocratie.

Toujours est-il que la libéralisation politique s’accommode mieux avec les sociétés où il y a des différences culturelles ou religieuses notables.

La libéralisation politique, c’est le partage du pouvoir.

Q4 : On parle beaucoup des interventions des puissances étrangères dans le processus des réformes politiques ou économiques. Qu’en est-il ?


R4 : L’environnement international n’est pas favorable au changement et pousse plus vers le pessimisme en ce qui concerne la transition vers la démocratie.

La démocratie de façade, c’est l’autocratie qui cherche à plaire aux puissances internationales pour se donner une « légitimité » auprès d’elles, pas auprès de son peuple.

Effectivement le soutien des puissances internationales s’appuie, plus, sur la préférence pour la stabilité au détriment de la démocratie. Ces puissances veillent d’abord à leurs intérêts stratégiques.

Sur les quelques 200 pays qui composent le Monde, il y a autour de 45 régimes autoritaires considérés comme des régimes stables.

Cette préférence pour la stabilité, chez les grandes puissances, s’explique par leur crainte de voir le changement déstabiliser l’Etat.


Il faut par conséquent travailler à retirer la peur de ces puissances de voir dans le changement vers la démocratie, la déstabilisation de l’Etat. Leur expliquer qu’elles n’ont aucun intérêt dans une stabilité apparente mais chancelante. Que le changement dans le calme et la sérénité est le meilleur garant d’une stabilité pérenne. Qu’il vaille mieux coopérer avec un système de gouvernance moderne, capable de discernement et capable d’analyser les intérêts partagés, parce que, appuyé sur des institutions performantes. Que le statu quo signifie des décisions discrétionnaires prises par des individus au gré de l’humeur du moment. Que le changement est inéluctable. Que l’autoritarisme travaille, de par sa nature, à sa propre destruction. Que le choix se pose, aujourd’hui, entre un changement bien étudié, bien implanté et porteur d’espoir et de réalisations pour les générations actuelles et futures d’un côté et un changement dans le désordre avec toutes sortes de dérapages de l’autre côté.

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Priorité à la une

Février 2010

 

Voilà deux mois que notre initiative de mobilisation citoyenne pour le changement pacifique a été lancée. Cet intervalle peut sembler très court, il est, pourtant, déjà riche d’enseignements.

 

 

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Qu’est-ce qu’un Cercle d’Initiative Citoyenne pour le Changement ?

Par Dr Ahmed Benbitour

Octobre 2009

 

Les cercles d’initiative citoyenne pour le changement sont des espaces de dialogue, de réflexion et d’initiatives œuvrant pacifiquement à une transformation profonde et de long terme du système de gouvernance.

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Le coin de la Presse:

 

Par Dr Ahmed Benbitour


Sujet : les effets des réformes politiques sur la stabilité et le développement économiques.

 

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Comment créer un Cercle d’initiative citoyenne pour le changement ?

 

Par Dr Ahmed Benbitour


Sujet : les effets des réformes politiques sur la stabilité et le développement économiques.

 

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Les instruments du changement

Par Dr Ahmed Benbitour

Les facteurs du changement peuvent se résumer en cinq instruments.

 

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