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Par Dr Ahmed BENBITOUR
Septembre 2010
Les élites et la crise en Algérie
Chers amis,
Ramadhan Karim et Aïd Moubarak Saïd,
Après des vacances et un repos bien mérité, le moment est venu pour reprendre notre travail en vue de la mobilisation pacifique pour le changement du système de gouvernance.
Je vous propose un sujet de débat autour du rôle que peuvent jouer les élites dans la résolution de la crise multidimensionnelle que vit notre pays.
Je vous propose une lecture inédite, tout à fait nouvelle, de quelques événements qui ont marqué le déclenchement de la guerre de libération nationale. Il s’agit du lancement du Comité Révolutionnaire d’Unité et d’Action (CRUA), de la création du Front de Libération Nationale (FLN) et du déclenchement de la Révolution armée le 1er Novembre 1954. C’est une lecture que je fais aujourd’hui afin d’en tirer quelques leçons pour nous aider à aller de l’avant dans la recherche de solution à la situation de blocage des institutions et de panne des réformes. Je ne dis pas que c’est une lecture qui a été faite par les acteurs en 1954, mais c’est une lecture qu’on peut s’autoriser pour des fins d’analyse.
Alors, je vous invite à participer activement au débat pour sauver la Nation algérienne.
J’ouvre ce premier sujet de débat pour répondre à la question suivante: comment les élites peuvent elles jouer un rôle de premier plan dans la résolution de la crise qui vit l’Algérie, aujourd’hui ?
Commençons par la définition des concepts d’élites et de crise.
Par élites, il faut entendre : un groupe de gens dans une société, qui sont puissants et qui ont beaucoup d’influence parce qu’ils possèdent richesses et/ou savoir.
Donc, lorsque nous parlons d’élites, nous parlons de groupe de gens, de société, de puissance, d’influence, de richesse et de savoir.
Comme dans les sociétés normalement constituées, la richesse et le savoir sont les chemins les plus rapides d’accès au pouvoir, nous constatons un abus de langage en qualifiant les tenants du pouvoir, d’élites. Il se trouve que dans beaucoup des pays en développement, l’Algérie notamment, c’est le pouvoir qui mène à la richesse et non le contraire. Alors que les gens de savoir sont totalement exclus de celui-ci.
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Mars 2010
Fidèle à mon engagement je vous propose pour ce mois de Mars un thème fondamental pour toute réforme et toute tentative de redressement en Algérie : la refondation de l’école.
Ce thème vient à la suite de ceux de la refondation de l’Etat et la refondation de l’économie.
Je vous rappelle avec insistance que cette initiative est la votre : j’en suis l’initiateur, vous êtes appelés à en être les réalisateurs.
J’aimerais exprimer, à cette occasion, mes remerciements à tous ceux qui n’ont cessé de m’apporter encouragement, soutien et propositions d’amélioration de la démarche sur le fond et sur la forme.
Après quatre mois d’expérience je constate que vous avez de la difficulté à créer des CICC.
Beaucoup d’entre vous ont sollicité ma contribution pour les mettre en contact avec d’autres participants dans leur environnement immédiat.
Au moment du lancement, j’ai préféré vous laisser agir directement à votre niveau pour rechercher les personnes adéquates afin de travailler ensemble à la création de CICC. C’était aussi dans un esprit d’encouragement à l’évaluation de la pertinence de notre initiative pour un engagement collectif limité (6 à 12 personnes pour créer un CICC).
Aujourd’hui que notre initiative est connue de vous, je vous suggère, dans toute la mesure du possible, de nous indiquer la région où vous vous trouvez. Vous nous dites si vous n’avez pas d’objection à ce que nous puissions communiquer votre adresse électronique à ceux qui cherchent des partenaires dans leur proximité pour créer un CICC.
Vous trouverez une synthèse et le texte du thème de ce mois sur le site www.cicc-dz.net .
J’attends vos remarques et suggestions sur un thème fondamental pour l’avenir de notre Nation.
Je vous invite à lui accorder le maximum d’attention et d’en discuter avec le maximum de personnes surtout les enseignants, les parents d’élèves et les élèves.
Ensemble rien ne nous sera impossibl.
Dr Ahmed Benbitour
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Février 2010
Voilà deux mois que notre initiative de mobilisation citoyenne pour le changement pacifique a été lancée. Cet intervalle peut sembler très court, il est, pourtant, déjà riche d’enseignements.
Cette initiative est devenue la vôtre. J’en suis l’initiateur, vous êtes appelés à en être les réalisateurs. Vous avez été très nombreux à réagir sur le site CCIC pour faire des propositions concernant notamment la stratégie à mener. C’est en tenant compte de vos remarques que j’ai rédigé un document de synthèse sur la stratégie que je propose d’adopter. Je souhaiterais remercier les participants au débat initié en Janvier sur la refondation de l'État et enfin, je voudrais ici particulièrement saluer et remercier les plus décidés et volontaires d’entre vous qui auront lancé des cercles d’initiative citoyenne pour le changement (cicc).
La « Priorité à la Une » est un espace ouvert de débat et de participation, en vue de l’élaboration d’un modèle de développement capable de sortir l’Algérie de sa crise par le changement pacifique du système de gouvernance.
Désormais, une fois par mois, une plate-forme de réflexion autour d’un thème majeur pour notre avenir sera mise à la disposition de tous nos concitoyens sur notre site Internet. Ces textes ne sont pas des documents fermés et imposés, mais les points de départ d’une réflexion collective sur l’Algérie dans laquelle nous voulons vivre, de même que l’élaboration d’un programme de changement pour y parvenir.
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